être consacrée prêtresse
Porteuse d'onctions sacrées
Nous sommes arrivées au seuil.
Le temps de l'Initiation se termine.
Une nouvelle porte s'ouvre.
Celle de la Prêtrise.
Tout ce chemin avec les Onctions t'a préparée à recevoir aujourd'hui l'Onction de Consécration
A vivre le rituel ancestral que recevaient les Prêtresses pour marquer le début de leur Ministère,
de leur Service au Monde.

La Prêtrise
La Voie des Myrrophores, Chemin de prêtrise à l’Art des Onctions Sacrées.
Les Myrrophores
Prêtresses de la Lumière
Dans les Évangiles, les Myrrophores sont les femmes saintes qui apportèrent des huiles au tombeau du Christ
au matin de la Résurrection.
Parmi elles, Marie-Madeleine, souvent représentée avec son vase d’albâtre, est une figure clé de la lignée de la Rose.
Mais les Myrrophores trouvent leur origine dans des lignées bien plus anciennes :
les prêtresses de l’Égypte, de la Crète minoenne ou des temples d’Isis utilisaient les onctions
pour accompagner l’âme et éveiller la conscience.
Depuis l’aube des temps, des femmes et des hommes ont porté l’empreinte de cette transmission du parfum sacré,
du soin et de la prière.
Dans les traditions anciennes, les Myrrophores, ou porteuses de myrrhe, étaient celles qui œuvraient avec les huiles précieuses pour prendre soin, honorer et préparer les corps aux passages.
Gardiennes du Féminin sacré, de la connaissance des huiles saintes, du chant sacré et des rites de purification,
de consécration et de passage, les Myrrophores sont des prêtresses de la Lumière.

Le chemin de prêtrise n’est pas un titre.
Ce n’est pas un statut, ni une reconnaissance extérieure.
C’est un chemin de vie, un engagement intérieur, lent, profond, souvent silencieux.
La prêtrise commence le jour où l’on cesse de chercher à devenir quelqu’un,
et où l’on accepte de se laisser traverser.
Être prêtresse, c’est apprendre à se tenir au seuil.
Entre le visible et l’invisible.
Entre la Terre et le Ciel.
Entre ce qui souffre et ce qui guérit.
C’est un chemin d’incarnation.
Un chemin qui demande d’habiter le corps,
d’écouter ses rythmes, ses résistances, ses mémoires,
et d’y laisser descendre la Présence.
C’est un chemin d’humilité, qui demande d’oublier ce que l’on croit être, savoir, devoir…
C’est un chemin de courage et de vérité,
qui demande de se regarder avec justesse, avec amour et compassion. D’oser plonger mais aussi d’oser rayonner.
La prêtrise n’éloigne pas du monde.
Elle y plonge plus profondément.
Dans la vie de tous les jours, dans les relations.
Elle invite à traverser ses propres ombres,
à rencontrer ses blessures,
à dénouer ce qui entrave la circulation de la vie, celle avec un grand V.
Celle qui crée et demande à créer avec elle.
Car on ne sert pas depuis des concepts.
On sert depuis ce qui a été vécu, traversé, transmuté.
Le chemin de prêtrise est exigeant,
non parce qu’il impose des règles,
mais parce qu’il appelle à la cohérence.
À l’alignement. À l’engagement.
À une vérité incarnée, parfois, souvent, inconfortable.
Il demande humilité.
Il demande écoute.
Il demande de renoncer à la maîtrise
pour entrer dans la relation.
Dans les traditions anciennes, la prêtresse marchait avec la Nature.
Elle connaissait les plantes, les cycles, les saisons.
Elle écoutait la Terre, les eaux, les vents.
Elle savait que le Divin ne se cherchait pas ailleurs,
mais ici, dans la matière vivante.
Aujourd’hui encore, le chemin de prêtrise est une prêtrise du vivant.
Un chemin pour devenir un espace clair,
un vaisseau plus transparent, plus vaste
capable d’accueillir, de bénir, de contenir et de transmettre.
Ce n’est pas une voie pour être au-dessus.
C’est une voie pour être au service.
Au service de la vie, de la guérison, de la mémoire, de la beauté.
Cérémonie de consécration
Pendant la cérémonie tu vas être appelée à répondre à l'engagement
en tant que Prêtresse des huiles.
A répondre OUI
Oui à S’engager.
À choisir l’amour dès que tu le peux
Et quand tu ne le peux pas, le reconnaître et essayer encore et encore.
Oui à devenir le témoin vivant de ce que tu as reçu,
de ce qui s’est révélé, de TA lumière.
Et à travers ta Lumière,
devenir le témoin vivant de la Lumière de chacun.
De la Lumière du Monde.
Pour ce rituel, tu auras besoin de:
- un morceau de pain
- un verre de vin ou de jus de raisin
- un bol d’eau (vivante si possible)
- et tes onctions de myrrhe, lotus, rose, galbanum, jasmin, encens, myrte et cèdre.
Je t'invite à préparer ton Espace et à prévoir 2 heures sans être dérangée.
Je t'invite également à porter du rouge.
Au delà de la beauté et de l’harmonie que crée une même couleur dans un cercle,
c’est la fréquence du rouge qui se manifeste profondément pour notre consécration.
Le rouge est la couleur du Royaume, Malkutah, de l’incarnation,
de l’énergie de vie, de la manifestation.
Ce mois de Iyar dans lequel nous sommes entrés cette nuit
avec la Nouvelle Lune est relié fortement à la Terre.
Au corps.
À l’incarnation.
Porter du rouge nous amène dans une certaine fréquence,
le faire en conscience l’amplifie, le créer en cercle le magnifie.
Ahava
🌹
replay
« Que ce que nous avons reçu
Nous le portions avec humilité, sagesse, discernement et bienveillance.
Que ce que nous ne savons pas encore
Nous le laissions nous enseigner, que nous nous ouvrions à l’inconnu sans peurs
et que nous acceptions de nous abandonner à ce que nous ne savons pas.
Que l’amour et la lumière soit le carburant sur notre voie, que nous cœurs deviennent chemin, que nos mains, nos mots, soient au service de ce plus grand
qui nous a créé et nous crée à chaque instant.
Que dans les moments de doutes, nous nous souvenions que nous ne sommes jamais seules, que nous sommes guidées et aimées d’un amour sans limites.
Que nous laissions toujours vibrer les liens invisibles qui tissent la trame du vivant
et nous relient à tout ce qui est, que nous prenions soin de la Terre, de la vie, comme des gardiennes que sommes.
Que nous nourrissions toujours dans notre cœur le souvenir d’où nous venons.
Puissions nous porter les huiles comme des trésors, les offrant avec beauté et foi.
Puissions nous être des pourvoyeurs d’amour et de paix à travers elles,
Aujourd’hui et pour toujours.
Amein.
“Allez dans le monde entier
et proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création.”
Évangile de Marc (16,15)

bonus
Tefilat HaDerech — La prière du passage
Une prière de la tradition hébraïque, récitée avant de prendre la route.
Elle est adressée au Divin comme :
gardien du chemin
protecteur du corps
et guide invisible de l’âme
La Tefilat HaDerech est une prière ancienne, murmurée avant de prendre la route,
lorsque l’on quitte un lieu connu pour entrer dans l’inconnu.
Mais le voyage dont elle parle
ne concerne pas seulement les chemins du monde.
Elle vient bénir chaque passage.
Chaque seuil.
Chaque transformation intérieure.
C’est une prière pour celles et ceux
qui sentent que quelque chose les appelle,
même s’ils ne savent pas encore où cela les mène.
Une prière pour marcher avec la vie,
en conscience, en confiance,
et sous la garde invisible de la Présence.
Dans la Voie des Myrrophores
chaque pas est un acte sacré.
Une prière comme un rappel,
que tu es portée, accompagnée, guidée à chaque pas que tu fais.
Tefilat HaDerec
Je me mets en chemin.
Et dans ce pas que je fais,
je ne marche plus seule.
Que la Présence marche avec moi,
qu’elle guide mes pas,
qu’elle ouvre devant moi les passages justes.
Que la paix m’enveloppe,
qu’elle me précède,
qu’elle m’accompagne,
et qu’elle m’attende là où je vais.
Que je sois gardée des peurs visibles
et des ombres silencieuses,
de ce qui trouble, de ce qui détourne,
de ce qui éteint la lumière en moi.
Que chaque pas me rapproche
de ce qui est vrai,
de ce qui est vivant,
de ce qui m’appelle.
Et si le chemin me transforme,
alors que je me laisse transformer.
Que je parte en paix.
Que je marche en confiance.
Que j’arrive entière.
Et que la lumière qui veille sur moi
ne me quitte jamais.


